J'écoute : Archive, Rameau, Monteverdi
Je lis : Dostoïevski, c'est long et épais, mais c'est trop génial.
Je joue : de la zique. P'tain, c'est beau, Bach.
Je mange : de la soupe !
Je bois : de l'eau, beaucoup d'eau.
(mis à jour lundi 26 février 2007 à 21:05)

10/01/2012

10/01/12 - 20:44

Bonne année ?

Vendredi 30 Décembre
Je suis en vacances, mais comme on est plusieurs à penser qu'il va se passer quelque-chose au bureau avant la fin de l'année, et qu'il n'est toujours rien arrivé, je vais faire un tour.
Paf, le couperet tombe sans préavis : 25 jeunes en période d'essai sont virés, on les prévient individuellement et ils plient bagage en moins d'une heure, pas même le temps de dire au revoir pour certains, ils sont raccompagnés jusqu'à la porte.
Certains le prennent avec un sang froid et un professionnalisme admirables, ce qui fait qu'on les regrette d'autant plus. Le sentiment d'un beau gâchis.

Évidemment, depuis, tout le monde s'inquiète, on attend la prochaine charrette. Réunion des petits chefs hier après-midi, qui laisse présager le pire. On me fait un résumé avant de partir, je suis l'oreille amicale à qui l'on peut tout dire, un truc entre le curé et le psychiatre sans doute : 34 personnes vont partir le lendemain.

Mardi 10 Janvier
Ambiance tendue ce matin, donc. On voit les petits chefs convoquer quelques personnes de leurs équipes et partir avec, plus loin. La dernière fois, on ne savait pas. Mais aujourd'hui, les gens comprennent. Ils devinent que lorsqu'ils vont revenir, ce sera pour dire au revoir.

Ils reviennent. Des filles sont en larmes, certaines tentent un maintien qui se fissure et se brise, les garçons sont plus costauds, quelques-uns sourient mais les visages sont fermés. Les collègues ne savent pas trop quoi faire, quoi dire. Il y a ce soulagement secret, inavouable, d'y avoir échappé, et cette com-passion, ce souffrir-avec inévitable entre collègues qui ont parfois partagé davantage que leur travail.

Je ne dis pas grand chose, il n'y a rien à dire. Après les adieux, quand les petits chefs réunissent leurs équipes dans un dialogue cathartique pour évacuer tout ça, il y a des questions, des contestations : qui a établi les listes, sur quels critères, pourquoi on n'est pas prévenu, questions où l'on sent surtout la crainte d'avoir déjà son nom quelque-part, le sentiment insupportable de ne pas maîtriser son destin.

Ce sentiment-là, je crois que j'y suis de plus en plus attentif, et qu'il me laisse de plus en plus perplexe : on veut croire qu'on maîtrise tout, que rien d'imprévu ne peut nous arriver. On s'abreuve à d'innombrables sources d'informations auxquelles on accorde une foi déraisonnable - facebook, twitter, wikileaks - dont on se sert pour se rassurer ; s'informer c'est prévoir, c'est maîtriser le futur. On se prend des assurances pour tout, quoiqu'il arrive on est couvert, tout est prévu, everything is under control.

La connaissance, c'est pour moi un domaine d'investigation inépuisable - depuis 15 ans, j'y reviens périodiquement. Je crois que dans mon quotidien, ça a fini par se traduire sous forme de principes simples, voire stupides : par exemple, que l'information est surtout importante pour l'action qu'elle me permet d'entreprendre, et que pour le reste elle sert juste à titre de curiosité. On peut me demander demain de rentrer en France, mais que je le sache avant ou pas ça ne changera pas grand chose, donc je m'en fous un peu. Et aussi qu'il faut s'habituer à ne pas tout maîtriser, et que la vraie force est parfois davantage de savoir réagir que de pouvoir prévenir - par exemple, on peut se faire renverser par une voiture, on peut mourir dans la journée, mais ça ne sert à rien d'y penser tous les jours.

Et quand je tente de partager cette vision, de dire aux gens que certes, sur ce coup-là, on aurait pu être informés à l'avance mais qu'il n'y a jamais aucune assurance que demain sera comme aujourd'hui, que l'imprévisible arrive et qu'il faut vivre avec cette épée au-dessus de la tête, en l'ignorant fièrement tant qu'elle ne tombe pas et en tentant de réagir vite dès qu'elle se décroche, quand je leur dis ça je sens qu'on me regarde comme un fou - dans le meilleur des cas - ou comme un vendu qui tente de justifier les méthodes contestables du grand capitalisme - dans le pire des cas.

Certains parlent de démissionner, parce que travailler avec cette crainte permanente de la prochaine charrette est insupportable. C'est vrai. Mais c'est un peu comme les gens qui se suicident quand on leur apprend qu'ils sont atteints d'un mal incurable. Ce qui est insupportable, ce n'est pas de mourir, c'est de ne pas l'avoir choisi.

Bref, au delà de l'encadrement technique, bien plus qu'apprendre à des jeunes la maîtrise des outils qui leur permettront de gagner leur croûte, j'aimerais parfois simplement leur apprendre à vivre.

Sans doute parce qu'il y a dans tout enseignement la recherche d'une confirmation, sans doute parce que derrière toute affirmation brûlent le doute et la volonté secrète de découvrir qu'on s'est trompé.

Leur apprendre à vivre pour comprendre enfin la vie.

Hmm, voilà une résolution bien ambitieuse
pour une nouvelle année :p

18/12/2011

18/12/11 - 16:57

Fluctuat...

Toujours un peu flottant, en ce moment, l'impression curieuse de n'appartenir à rien, de regarder passer le monde en en faisant quand même partie, mais sans participer beaucoup - bref, de flotter quoi.

Il règne au bureau une ambiance de fin de règne. Suite aux annonces floues de réorganisation, les rumeurs les plus folles circulent - on va fermer la boîte, on va être vendus, on va licencier, etc. Des rumeurs fantaisistes, certes, mais qui pour certaines ne vont pourtant pas tarder à se vérifier - les licenciements ont l'air de commencer discrètement dans quelques filiales.

Difficile, dans ces conditions, de participer en toute décontraction à la fête de fin d'année parisienne de la boîte, rituel où l'on fait semblant d'être tous les meilleurs amis du monde, où certains s'éclatent sur la piste en feignant de ne penser à rien. Je discute avec un collègue, il me dit trouver ça surréaliste. Je m'éclipse assez vite, après en avoir profité pour papoter avec de bons vieux collègues que je n'ai pas vus depuis longtemps, pour certains.

Des collègues, de retour d'un déplacement professionnel au Royaume Uni :
- On a découvert que Brian est gay !
- Ah bon ? Comment tu sais ça, il t'a mis la main au cul ?
- Il a dit "my partner", ça veut tout dire, non ?
- Bah je sais pas trop, ça peut vouloir dire qu'il est pas marié, c'est tout !
- Il fait ce qu'il veut, on s'en fout !
- De toute façon on s'en doutait, il est plutôt beau mec, un beau mec pas marié ça veut dire qu'il est gay.

Je souris sans trop intervenir, la moitié de la table sait que je suis pédette, l'autre l'ignore sans doute et c'est très bien comme ça. Quand même, j'aimerais bien savoir si je fais partie des beaux mecs célibataires suspects, ou bien si un célibat hétérosexuel est parfaitement justifié :p.

Dans le métro, une pub pour des chocolats (Suchard je crois) :
"Des chocolats qui ne sont pas réservés aux vieilles tantes avec du poil au menton"
Hmm, hmm. Ca me fait penser à ce cher, euh, nan rien :p

Et Joyeux Noël à toutes
les veilles tantes mal rasées ! :p

30/09/2011

30/09/11 - 21:03

Même pas mort

[...] j'aimais beaucoup Magicvince, que je ne connaissais d'ailleurs ni d'Eve ni d'Adam, et avec qui je n'avais jamais discuté. [...]
Griffin (dans un moment d'égarement qu'on lui pardonnera)

Ah, c'est bien ça ! On s'absente un peu, et voilà déjà qu'on parle de vous à l'imparfait (et même au plus-que-parfait - ce qui me va déjà mieux au passage : pour parler de magicvince, rien n'est trop parfait :p), en jetant une poignée de terre mouillée de pleurs sur votre tombe.

Bah nan, je suis juste un peu absent, donc, surtout dans ma tête. Je me coupe un peu du monde, et comme d'habitude je crois que j'en profite pour en observer discrètement les effets sur ma petite personne sans trop en souffrir. Je ne sais pas trop pourquoi, envie d'être un peu ailleurs, peut-être de vérifier qu'il n'y a effectivement pas grand chose dont on ne puisse se passer - ce qui ne mène sans doute à rien, comme conclusion, mais ce serait cohérent de conclure que même cette conclusion n'a aucune importance.

Mais comme rien n'est jamais vraiment définitif (à part la mort, peut-être, et encore, les avis sont partagés :p), je ne vais pas m'amuser à faire ici des adieux déchirants de garçon sensible - surtout si c'est pour revenir quelques semaines après l'air de rien. Donc voilà, aujourd'hui je passe par ici, demain on ne sait pas, et puis c'est tout.

Pour le reste, donc, passage éclair en France la semaine dernière, petite visite à mon chirurgien préféré. Les radios montrent que la jambe gauche - sa plaque métallique et ses 9 vis, ça réjouit toujours les radiologues quand ils me tendent les clichés - est consolidée, champagne ! La jambe droite - sa tige, et sa malheureuse vis échouée - pas encore tout-à-fait. Pour fêter ça, dimanche dernier je me suis donc inscrit à un 10km, j'ai terminé dans la moyenne (je soupçonne ceux qui étaient derrière d'être passés sous un camion l'année dernière et de vouloir le cacher), mais la cheville droite - sans doute lasse de porter plus que sa moitié depuis 6 mois, et qui a vraisemblablement très bien compris le verdict du médecin - en a profité pour se faire une entorse, paf. Résultat : ça boîte beaucoup, mais ça ne va pas durer (on espère).

Sinon, 3 mariages dernièrement. Mohamed a pris femme, lui aussi, et s'amuse joyeusement dans sa nouvelle vie, découvrant visiblement avec grand plaisir les petites nouveautés qu'elle lui procure - ce week-end, par exemple, il ne rentre pas chez sa mère, il "fait le ménage" avec madame. Je crois qu'il apprécie de se sentir désormais comme les autres, un peu comme un enfant qui expérimente sa majorité toute neuve. C'est ça qui compte, finalement : se sentir comme les autres, sans doute - bon, en ce moment je crois que j'essaie plutôt de ne ressembler à rien, mais ça doit être pour faire comme les autres -. Même les pédettes (Griffin n'aime pas quand je dis "pédette", je sens qu'il va me préférer mort :p) veulent se marier, d'ailleurs, en cachant derrière une idée d'égalité une revendication de ressemblance, d'appartenance à un ensemble plus vaste, sans doute.

Et beaucoup de boulot, aussi, avec beaucoup de liberté, ce qui fait que j'y prends plaisir et que j'y passe volontiers beaucoup de temps, chez moi.

Ce qui ne m'empêche pas de penser aussi aux autres. Souvent, on ajoute ça, n'est-ce pas "même si je ne le dis pas, je pense à toi". Certes, sauf que penser aux autres sans le montrer, c'est penser aux autres pour soi, ça leur fait une belle jambe.

Ce soir, donc, je pense à certains, ici (pas à tous, faut pas déconner non plus), et pour une fois je vous le dis.

C'est mieux comme ça ? ;-)
Et vous, quoi de neuf ? Le pape va mieux ?

10/08/2011

10/08/11 - 18:59

Le pape est ressuscité ?

Pour faire plaisir à Griffin (qui a manifestement profité de mon inattention pour disparaître, le goujat), à qui j'avais promis de venir jouer la sérénade dès que je le pourrais, me voilà donc à pédaler au pied de son balcon (virtuel, le balcon, faut vivre avec son temps).

La main gauche est toujours pataude (les doigts s'agitent un peu tous en même temps, dans une tentative de solidarité plus gênante que louable), et la cheville gauche est trop rigide pour enchaîner les talons/pointes - ma carrière de danseur étoile va en pâtir, c'est sûr. Bref, ça patine un peu à gauche (pas que chez moi, d'ailleurs), mais j'espère que ça va finir par se rétablir.

Et pour fêter ce retour à la vie (musicale), quoi de mieux qu'un petit choral de Pâques ? (celui qui répond "une chanson de Lady Gaga !", je l'étripe avec les dents)



Peut-être que ça fera revenir Griffin ?
Non ? Roh, il vous faut quoi, alors ? Lady Gaga ? :p

07/08/2011

07/08/11 - 12:20

A propos du pape

En lisant le JDI (un peu tristounet sans ses commentaires), je tombe sur un article de Cyrille-12, dans lequel il trouve un peu lassants les scoops de minuit concernant le pape, et où il se demande ce qui se passerait sur on remplaçait par exemple le pape par un rabbin.

LLD, dans un commentaire à l'un de ces scoops nocturnes, se posait la même question il y a quelques semaines (en suggérant un peu plus directement qu'on s'attaquait plus facilement au catholicisme qu'à d'autres religions).

Pour moi, il y a une différence de taille, à ce sujet, entre le catholicisme d'un côté, et le judaïsme et l'islam de l'autre : c'est la présence emblématique d'un chef unique et mondialement connu. Pour l'islam, il y a des mollahs, il y a des recteurs de mosquée, il y a des imams, très nombreux. Pour le judaïsme, il a des grand rabbins qui jouent un peu le rôle de "chef national" pour la religion (et encore, pas dans tous les pays). A la rigueur, on pourrait dire que ce caractère de chef unique est aussi présent pour le bouddhisme, avec le Dalaï Lama (au moins pour les écoles du bouddhisme tibétain).

Alors bien sûr, on peut toujours voir dans les attaques envers le pape (qui n'en sont pas vraiment, je trouve, en ce qui concerne les scoops nocturnes, c'est plutôt gentil, quand même, non ?) une critique facile de la religion catholique, et réclamer un traitement égalitaire des autres religions (c'est à la mode, cette notion d'égalité : bientôt, quand on fera une blague sur les blondes, il faudra aussitôt y ajouter une blague sur les brunes, sur les rousses, une autre sur les hommes pour éviter les accusations de sexisme, etc).
On peut aussi, plus simplement, noter cette position emblématique du pape, unique parmi toutes les grandes religions, qui l'expose forcément davantage.

Moi je trouve que depuis quelques temps, en plus,
les scoops se diversifient et font preuve d'imagination.
Alors bravo, continuez, les cocos ! ;-)

07/08/11 - 11:37

Un article de fond



Un article d'il y a quelques jours dans les Inrocks :
Le gros pénis: une joie ou une souffrance?

Evidemment, ça n'apprendra pas grand chose à toute pédette qui se respecte (et dieu sait si le respect est quelque-chose d'important, chez nous autres les pédettes, enfin surtout le respect de soi :p), mais il faut bien faire semblant d'entretenir un peu son journal.

Et bon dimanche à tous !
(bien membré ou pas ;-) )

24/07/2011

24/07/11 - 16:42

Ca s'en va et ça revient

Quelques petits soucis avec la connexion internet (la "box" était morte, il a fallu convaincre les techniciens au téléphone qu'on ne pouvait plus rien pour elle, alors qu'ils essayaient de me convaincre qu'elle était en pleine forme, il faut croire que le cadavre de la bestiole les a finalement fixés sur son état), mais finalement ça ne m'a pas beaucoup manqué. Et quand je retrouve la ligne (si on peut dire), je reste encore une bonne semaine avant de revenir par ici. Pas grand chose à dire, sans doute, et pas envie de partager grand chose. Ça arrive, et c'est moins gênant pour les autres que de se prendre pour un chevalier et dégommer tout le monde.

A chaque fois qu'un type se met à tirer sur une foule, on se met à chercher des raisons. Tout le monde, aussitôt, envoie des condoléances et fait part de son indignation, histoire d'éviter d'encourager la chose et de la faire se reproduire - que faire d'autre, c'est trop tard pour ce coup-là. Je viens d'apprendre qu'un type au Texas venait de dégommer 5 personnes (lui inclus, apparemment) à l'anniversaire d'un gamin, après une dispute.

Il y a quelques semaines, je lisais Crime et Châtiment. Didiou, c'est vraiment impressionnant, Dostoïevski. J'imagine qu'on ne publierait plus, aujourd'hui, un ouvrage de 900 pages avec un style aussi lourd (du moins dans la traduction de Marcowicz, qui est paraît-il très fidèle) ; pourtant quand on lit ça on se demande ce qu'on irait chercher dans la littérature contemporaine, chez Houellebecq ou autre - un peu de divertissement passager, peut-être, c'est tout. Des personnages aussi fouillés, décrits avec ce recul qui ne juge pas, qui les laisse vivre leur vie, faire leurs choix, un auteur qui s'efface en rendant les protagonistes tellement vivants, c'est une sacrée leçon de littérature. Dans Crime et Châtiment, donc, le héros tue une vieille (et sa sœur dans la foulée). Il a quelques mois auparavant publié un article un peu théorique où il justifie, si on veut, la possibilité du crime. Dostoïevski se garde bien de faire l'apologie du crime, il laisse son héros exposer ses idées, et les dépasser à travers une espèce de rédemption par la foi et l'amour (bon, là on sent un peu plus la patte de l'auteur :o) ).

Difficile de ne pas y repenser, quand on a fermé le livre quelques petites semaines avant cette tuerie. Et puis difficile aussi de ne pas trouver trop convenus, trop prévisibles les articles de presse ou les commentaires publics. On s'empresse de mettre en avant ce qui distingue l'auteur de ce massacre des autres, ce qui fait qu'il n'est pas normal. Histoire de se rassurer, sans doute.

Dans un documentaires animalier, il y a quelques mois (ou quelques années ? Le temps s'en va, madame), je revoyais, toujours avec la même fascination, le comportement d'un troupeau de zèbres s'abreuvant à un marigot. Il est infesté de crocodiles, qui ne se cachent pas ; les zèbres les voient, indéniablement. Ils s'approchent prudemment, les surveillent du coin de l’œil, mais viennent boire quand même. Inévitablement, à un moment, un crocodile va s'élancer et saisir un zèbre à la gorge. Les autres vont s'enfuir aussitôt, puis revenir boire quand ils auront soif, et les crocodiles reprendront leurs assauts meurtriers. C'est dans l'ordre des choses, comme si c'était admis de part et d'autre.

C'est un peu ça que je trouve exaspérant, sans doute : cette volonté partagée, quand ce genre de massacre arrive, d'essayer de croire, pour se rassurer, que ça ne peut pas vraiment arriver, que c'est l’œuvre d'un type qui n'existe qu'en un seul exemplaire, que ça n'arrivera plus. Ou pire, cette idée que si on surveillait un peu mieux les gens - sur internet, dans les associations ou les partis -, on arriverait à détecter ce genre d'individu et à les empêcher de nuire (je dis "pire", parce que ça fait un peu Minority Report).

Je me dis parfois qu'il ne faut pas se mettre la tête dans le sable : ça peut arriver (et ça m'étonne même que ça n'arrive pas plus souvent), votre voisin dans le métro peut sortir un couteau et vous le planter dans le ventre sans prévenir, un type sur l'autoroute peut se mettre à conduire en contresens, un chauffard peut griller un feu et vous rouler dessus, un mec peut sortir un flingue dans un supermarché et se mettre à tirer au hasard (c'est tellement simple : on presse un peu la gâchette, et puis ça tombe ; et une fois qu'on a commencé, on est grillé, pourquoi s'arrêter ?). Et quand ça arrive, ceux qui viennent d'y échapper s'écarteront prudemment, et continueront à vivre comme avant.

Ils feront juste un peu plus de bruit que les zèbres, entre temps.

Pendant ce temps-là, Amy Winehouse s'en allait discrètement, toute seule. Ça m'a fait tout bizarre.

Ça s'en va et ça ne reviendra pas, tout ça.

25/06/2011

25/06/11 - 11:49

Même pas mal

Lundi dernier, retour en France pour une semaine. Toujours pas de "plateau repas" dans le vol de Tunis-Air, le personnel de la boîte en charge de la restauration étant en grève depuis plusieurs mois. C'est ça aussi, la nouvelle Tunisie. Mais bon, il paraît que sur le vol d'Air France, il n'y a plus non plus de "plateau repas", cette fois pour raison d'économie. Bah, on s'en passe...

Mardi, radios et consultation avec mon chirurgien préfèré. Ça avance, mais ça n'est pas encore terminé. On se revoit dans 3 mois, et les petites douleurs lancinantes à la jambe gauche vont sans doute perdurer jusqu'à ce qu'on enlève le bazar que je trimballe discrètement, pas avant l'année prochaine : ce sont sans doute les vis qui frottent un peu sur les muscles et la peau.

Mercredi, échographie : on remonte la jambe à partir de la cheville, l'artère clignote en bleu, c'est joli. Et puis elle disparaît soudain :
- ça veut dire que je suis mort ?
- c'est possible, mais je pense qu'il y a une autre explication.
- bon, si je suis mort vous me le dites, que j'adopte le comportement adéquat.
- ne vous inquiétez pas, vous serez le premier prévenu.
Il semble que l'artère soit un peu obstruée sur quelques centimètres, "mais quand même perméable". Je n'ai pas trop compris, mais on m'a dit qu'il n'y avait pas de conséquences pratiques ou de précautions particulières à prendre, donc je m'en fous.

J'en profite pour refaire un tour dans le service où j'ai passé 3 mois. Je recroise un malade toujours là, une aide-soignante sympathique, et la kiné que j'ai plaisir à revoir. Je me sens un peu comme - j'imagine, et toutes proportions gardées - un poilu (oui oui) de retour à Verdun. Surpris d'être là debout sur mes jambes, de prendre l'escalier, de me sentir à la fois si proche et si loin de tout ça. Je discute avec un jeune kiné espagnol gentil comme tout. Un malade arrive en fauteuil, joli garçon à l'air halluciné. Il est ailleurs, lui aussi.

Vendredi, IRM (Irma la douce). La carotide est un peu plus passante, l'hémisphère droit est un peu plus correctement irrigué (je n'ai toujours pas compris comment ça n'avait pas produit plus de séquelles), mais le radiologue fait un peu la grimace : l'artère est un peu fragilisée, il va falloir continuer à suivre ça.

En revenant, sur l'autoroute, le capot de l'antique SuperCinq se met à fumer, un vrai brouillard. Je m'arrête, j'appelle mon père - qu'est-ce que j'y connais, moi, aux voitures. Il arrive, observe, le moteur a eu très chaud, il remet de l'eau. Un gendarme arrive, nous demande de ne pas rester là. J'essaie de le dérider, il n'est pas méchant. Mais le moteur refroidi refuse de démarrer, le gendarme appelle la dépanneuse. Elle ne dépanne pas, elle remorque, le jeune garagiste accepte de ramener la voiture à la maison : c'est sur sa route, et 171€ pour 10km, il peut bien se laisser convaincre.

Bilan de la semaine : une artère un peu bouchée, une autre fragilisée et un moteur explosé.

Pour me changer les idées, je crois que je vais profiter de Wagner (Paul), dont je découvre la verve inspirée (et lubrifiée). Après tout, c'est la Gay Pride, non ?

Je m'en sors quand même beaucoup mieux
que la voiture :p

13/06/2011

13/06/11 - 21:20

Be GA, be drama ! ©

Droit de réponse, puisqu'on me cite (merci) dans un article (sans que je sois autorisé à commenter) :

photos75
"Je sais que des mecs comme " magicvince", "michèlemercier", etc... sont plus ou moins jaloux.
C'est leur problème.
[...]
Ce que je m'aperçois [sic] en revanche, c’est que les homos sont de plus en plus intolérants, c'est dommage, et con."



Moi je veux bien être jaloux (et je veux bien aussi que ce soit "mon problème", même si je ne vois pas trop où serait le problème là-dedans), mais j'aimerais au moins qu'on me dise de quoi, histoire que j'en profite un peu.

Pour rappel, les seuls commentaires que j'ai mis à l'auteur des lignes qui précèdent, c'était pour dire qu'un mec grimaçait sur une de ses photos (et il grimaçait manifestement), et un autre pour demander, sur un article où il faisait de la pub pour BMW, si les journalistes ou les photographes qu'on couvrait de cadeaux étaient plus prompts à vanter les mérites de leur hôte (suite à quoi il avait supprimé de son article la liste des cadeaux reçus, et mon commentaire : s'il pensait que c'était uniquement de la jalousie déplacée, il aurait été plus cohérent de la dénoncer et de me discréditer, non ?)

(ce qui lui a valu un article dont vous êtes le héros ensuite, certes, et dont il ne m'a jamais remercié, l'ingrat :p)

On peut trouver con et dommage que les homos soient de plus en plus intolérants, mais en traiter certains nommément (ou pseudonément, disons) de jaloux sans argumenter et leur interdire le moindre commentaire en réponse, on ne peut pas dire que ça fasse montre d'une grande ouverture d'esprit, quand même...

Et ailleurs, on me raconte que je suis un hypocrite et je ne sais quoi.
"Je sais que j’ai des ennemis", comme disent les anciens ministres :p
Ou alors, voilà j'ai trouvé, ces gens-là sont jaloux de moi, je ne vois que ça.
C'est beau l'amûûûûr ! ;-)

12/06/2011

12/06/11 - 20:23

Après quoi je cours ?

En ce moment, je suis un peu ailleurs. Je suis un peu ailleurs où que j'aille, en fait, ce qui signifie sans doute que je ne suis pas ailleurs : je suis nulle part. Du mal à trouver ce qu'il faudrait faire de sa vie, du mal à se résoudre à n'en rien faire. Mon cher P. a aussi ce genre de réflexions, de temps en temps, il dit que c'est la crise de la quarantaine - lui, ça dure depuis qu'il a dépassé les 30 ans, je pense, et je vois en relisant un vieux carnet qui date de 1997/1999 qu'à 25 ans, ce n'était guère mieux, dans mon cas. Sauf que j'espérais que ça allait changer, là je commence à en douter. Mais bon, ce n'est pas si gênant.

Il suffit d'un peu d'activité physique pour que ça disparaisse, d'ordinaire, c'est fou comme les hormones influent sur l'humeur ou le raisonnement - ça laisse perplexe, quand même. Je suis donc sorti marcher un peu, dans un parc pas loin. Et puis voilà, marcher ça ne va pas assez vite, alors je me suis dit "tiens, si on courait, pour voir ?". J'avais promis à mon chirurgien de ne pas tenter de courir avant les prochaines radios, dans une bonne semaine. Mais bon, je lui avais aussi promis de ne pas essayer de marcher avant les précédentes, et je l'avais fait quand même. Il a tellement l'air de ne pas me croire quand je lui promets quelque-chose que ça pousse forcément à la transgression.

J'ai regardé devant, j'ai regardé derrière, personne. Et hop, je me lance. Étrange sensation, il y a bien un peu de ça, mais ça n'avance pas, et je souffle comme une locomotive au bout de quelques mètres. Il faut s'y reprendre à plusieurs fois, et au bout de quelques minutes, ça commence à ressembler à quelque-chose : à un petit vieux de 80 ans qui tente de faire du sport, ou à une grosse de 100 kg qui tente (vainement) d'en perdre quelques-uns. Beaucoup d'efforts, et ça n'avance pas.

Mais bon, j'ai tenu une demi-heure, quand même, et je sens que demain les muscles du dos et des fesses vont être douloureux. D'ici quelques semaines, j'aurai retrouvé le petit cul de mes 80 ans, un petit cul à faire frémir les gérontophiles (tiens, il faudra que je vous le montre, je dois avoir des photos dans le genre de celles de mes jambes, avec toutes les radios qu'on m'a faites ces derniers mois je dois être plus radioactif que si j'avais passé mes vacances à Fukushima :p).

En cherchant si Ernesto Sabato était toujours vivant, je découvre qu'il est mort le jour où je regagnais Paris, le 30 Avril dernier. C'est étonnant, Sabato. Considéré souvent comme le plus grand écrivain argentin vivant (plus maintenant), il n'a écrit que 3 romans (et pas mal d'essais, c'est vrai), sur une trentaine d'année. Des romans qui se répondent entre eux, au point qu'on parle parfois d'une trilogie.

C'est décidé (je dis ça avec l'aplomb qu'on donne aux décisions qui ne tiennent pas 2 jours) : si j'écris un jour, ce sera une trilogie, et sur toute une vie, c'est bien suffisant, la preuve.

Bon bah voilà, plus qu'à s'y mettre :-)

08/06/2011

08/06/11 - 20:51

Quoi de neuf, docteur ?

D'ordinaire, quand on me demande "alors, quoi de nouveau ?", ou simplement "ça va ?", je réponds sont trop y réfléchir "ça va pas trop mal, je poursuis tranquillement mon bonhomme de chemin", et puis voilà.

Là, à l'occasion d'un dialogue impromptu (avec l'ami Babou), je me pose un peu la question, et je résume rapidement :

"Je pète la forme à Tunis, où j'ai déjà eu un petit accrochage en voiture (pare-choc arraché, quand même), où je me suis déjà fait racketter dans le centre-ville (pas de bol, je n'avais que quelques petites pièces et mon vieux téléphone pourri, il n'en a même pas voulu), et où je viens de me faire descendre par mail au bureau par un petit chef Irlandais qui me demande de communiquer "de manière plus professionnelle" parce que j'ai osé émettre quelques réserves ironiques sur ce qu'il raconte"

Et je me dis que quand même, parfois, tout n'est pas si tranquille que ça...

Mais qu'est-ce qu'on rigole, par contre ! :-)

22/05/2011

22/05/11 - 14:46

Ca s'en va et ça revient

Me voilà donc de retour à Tunis, tout a été très vite ces derniers jours. Si on résume : le mardi 26 Avril, donc, le chirurgien me disait que je pouvais tenter de me servir de mes jambes. Je ne savais pas trop ce que ça allait donner (mais bon, j'avais déjà un peu essayé avant :o) ), et finalement la marche (avec encore un peu les béquilles) est revenue assez vite. Le jeudi 28, je prenais la voiture (pour rapporter le fauteuil roulant de location), 80km sans problème, rassurant. Le 30, je prenais le train pour Paris (toujours avec les béquilles), et le 2 Mai j'étais au bureau, un peu anxieux de savoir si j'allais pouvoir tenir debout toute la journée. Tout s'est bien passé, content de revoir les collègues, la visite médicale m'a déclaré apte, et le Mardi 10 au matin je prenais l'avion pour Tunis. J'avais demandé de la discrétion, je comptais arriver en douce, peine perdue : petite réception avec bouquet de fleurs, jus de fruits et petits gâteaux, et tous les collègues venus me saluer - on serre la main des jeunes filles, et on fait la bise aux garçons, c'est comme ça ici (je me demande pourquoi j'avais envie de revenir, tiens :p).
Le jeudi 12, j'avais une voiture à disposition, et le vendredi 13, je retrouvais mon logement (une gentille collègue expat m'a hébergé en attendant). Je ne prends plus les béquilles, depuis l'aéroport. Un peu par fierté, sans doute, également pour me montrer que j'ai tourné la page - et aussi parce qu'elles sont roses fluo (c'est ma frangine qui les avait achetées, quand elle avait fait une entorse il y a quelques années), c'est joli et ça ne me gênait pas, mais les commentaires n'auraient pas manqué.

Très vite, donc, comme si soudain, après avoir patienté 6 mois, je n'en pouvais plus d'attendre. Ou plutôt, si, je peux toujours, sans doute, quand c'est nécessaire, mais lorsque je sens que je peux, je veux en profiter tout de suite, je crois. Croquer la vie, encore plus.

La semaine à Paris a été l'occasion de revoir P., ancien ch'tit copain et éternel ami, qui m'a hébergé en plein déménagement - on a commencé par loger dans son ancien appart, où il ne restait qu'un canapé pour nous deux, il a bien fallu partager, trop dur :o). Et puis on a inauguré son nouvel appart, avec les câlins qu'on s'autorise parfois quand on est célibataires tous les deux, et qu'on a envie - j'ai crié "Jean-Paul II" et j'en ai mis partout, c'est le second miracle post mortem du Saint Père, grâce à moi il sera canonisé, c'est pas rien quand même.

Évidemment, à l'aéroport, j'ai beau vider mes poches avant de passer le portique, hop, ça sonne. On enlève les chaussures, ça sonne toujours. Je me demande si on va me faire enlever le reste, non, le douanier, pas vilain, se contente de me palper très professionnellement (et très agréablement, ça n'empêche). Désormais, au moins, je ne laisse pas les portiques indifférents.

Bien sûr, il reste encore quelques difficultés, les descentes d'escalier par exemple sont encore un peu délicates. Mais retrouver une autonomie suffisante pour pouvoir vivre tranquillement tout seul, c'est un vrai plaisir, l'impression de retrouver mon état antérieur. Il reste la carotide (officiellement, le sang ne passe plus dans le cerveau droit, comme quoi on peut très bien bosser avec juste une moitié de cerveau :p) et les yeux, les images à droite et à gauche sont un peu décallées et ne se synchronisent pas, et ça se gâte en regardant vers le bas. Voilà ce que ça donne, en gros, sans avoir rien bu, quand je descends un escalier (vaut mieux fermer les yeux, finalement :p).



Tunis a un peu changé, les gens surtout. Il me faudra un peu de temps pour tout comprendre, je crois, les appréhensions, les déceptions, les espoirs. On en reparlera.

C'est curieux, je n'ai pas l'impression d'avoir beaucoup changé, de mon côté. Je devrais être plus détendu, prendre ce qui m'entoure avec plus de sérénité, pourtant j'ai toujours le sommeil léger, à chaque contrariété. Enfin, disons, à chaque contrariété qui n'implique pas que moi : curieusement, pour mes petites difficultés personnelles, quand j'y pense il y a toujours ce soulagement de me dire "c'est pas grave, ça ne concerne que moi", c'est facile, il n'y a qu'à prendre les choses comme elles sont. Mais quand ça concerne les autres, ou ma relation avec eux, ça me rend plus anxieux, je crois. Je ne sais pas trop pourquoi, il faudrait creuser.

A la fin du mois, je suis convoqué au tribunal, sans doute pour juger l'affaire, je ne sais pas si celui qui m'a renversé sera là. Je n'ai pas particulièrement envie de le voir, mais bon, je pense que ça ne me traumatisera pas non plus. Je crois que je suis de plus en plus indifférent aux choses qui m'entourent, finalement. Je ne sais pas si c'est bon signe. Bon, c'est pas vraiment de l'indifférence, j'apprécie beaucoup ce que je vois, en général, mais disons que je ne recherche pas grand chose, plutôt.

Je crois que je suis un peu fatigué, en ce moment, l'enthousiasme se remettra à éclater dès que j'aurai trouvé un peu de repos, j'espère. J'ai envie de recourir, aussi, de retrouver cette liberté qu'on a quand on sent le vent sur son visage. J'ai envie de vivre, tout simplement.

Tiens, d'ailleurs c'était pas la fin du monde ?
On a encore loupé ça ? :p

28/04/2011

28/04/11 - 20:05

Ego news (encore)

Je vous donnerais bien des nouvelles de vous, mais on se connait si peu, après tout. Et puis, hargneux comme je suis, je serais bien capable de ne vous apprendre que des mauvaises nouvelles sur vous-mêmes, et vous m'en voudriez certainement. Alors que, comme tout un chacun, je me dois de répandre l'amûûûûûr dans le monde.

Et donc, je vais parler de moi, voilà.

J'ai revu mon chirurgien préféré mardi dernier, avant hier donc. On a pris des photos de mes belles jambes, on en prend à chaque fois, je crois qu'il est amoureux. Et fétichiste, certainement. Il a un faible pour le noir et blanc (et les rayons X). Là, j'étais content en les regardant, avant qu'il ne les voit : les tibias sont en bonne voie de consolidation. Il m'a du coup donné l'appui total des 2 côtés. Officiellement, 6 mois jour pour jour après mon accident - et 25 ans jour pour jour après Tchernobyl, excusez du peu -, je peux donc jeter mes béquilles.

Bon, évidemment, il va encore falloir un peu de temps pour gambader comme un lapin (des neiges), mais c'est rassurant. Du coup, je ne m'arrête plus : hier soir je suis monté comme un âne, par le petit escalier étroit et raide, dormir dans la vieille chambre qui m'a vu grandir. Ce matin, j'ai pris la vieille voiture de mon pôpa pour rendre le fauteuil roulant de location, un peu surpris d'avoir pu convaincre mes parents de me laisser y aller tout seul. Et la semaine prochaine, je serai sans doute à Paris, avant de repartir à Tunis dès que les formalités administratives seront torchées - mais ne comptez pas sur moi pour y couvrir la Facheun Ouik :p. Il est temps de tourner la page, je crois.

Merci à ceux qui m'ont accompagné pendant ces quelques mois, pardon à ceux que j'ai pu griffer par mégarde (pour ceux que j'ai un peu malmenés volontairement, par contre, j'assume, hein :p) ; GA c'est peut-être nul et sans intérêt pour certains, mais je m'y suis attaché, je crois, et je suis content de pouvoir y trouver un peu de lumière à toute heure, quand il fait un peu sombre à l'intérieur - c'est beau, hein, on se croirait à la soirée des Césars :p.

Il faudrait aussi que je scanne les dernières radios pour faire baver le cousin Québécois, tiens.

Allez, Joyeuses Pâques en retard, bon mariage à Kate et William, bonne béatification à Jean-Paul II (le pape est mort ? Mais pourquoi on ne nous dit rien ! :o), et bonne fin de semaine aux autres !

06/04/2011

06/04/11 - 14:27

De l'anonymat

Je ne sais pas si c'est une coïncidence, ou si c'est dans l'air du temps : il me semble que de plus en plus, on débat par ici de la notion d'anonymat. Il y a bien sûr la proposition de loi farfelue du fameux Jean-Louis Masson, qu'on peut trouver criticable (personnellement, je la trouve même ridicule et stupide, mais bon), et contre laquelle on s'offusque volontiers, et puis il y a les commentaires des visiteurs. Apparemment, ceux-là n'ont pas bonne presse par ici, on leur reproche d'être anonymes, trolls (et pas drôles :p), etc.

On peut s'interroger sur la notion d'anonymat, et se demander en quoi un profil à peu près vide, un pseudo fantaisiste et parfois sans photo est moins anonyme qu'un commentaire de visiteur - au passage les fameux messages où de jeunes Africains veulent qu'on les "ajoute" sur MSN proviennent souvent d'utilisateurs enregistrés qu'on ne verra qu'une fois. C'est un peu de la provocation, évidemment, mais je pense que les réponses qu'on fait à cette remarque ne sont pas les bonnes : on répond par exemple qu'un type enregistré par ici n'est pas anonyme parce qu'on peut retrouver sa trace, parfois même son nom et son adresse, etc. C'est vrai, certes, et ce sont justement ces pratiques que l'on souhaite éviter en luttant contre des propositions de loi comme celles du sénateur Masson, mais on peut également identifier, à peu près de la même manière, l'auteur d'un commentaire anonyme (il suffit de repérer son adresse, ce qui n'est pas bien compliqué).

Apparté : de mon côté je ne fais pas de commentaires anonymes par ici, j'en reçois parfois, et ça ne m'a jamais gêné, je crois : il y en a qu'on repère facilement, des anciens de GA qui signent simplement de leur initiale, d'autres dont on comprend qu'ils souhaitent être reconnus par certains, et pas par d'autres (des signatures "private jokes"), d'autres dont on ne sait absolument rien et ça n'a pas d'importance.

La question, c'est plutôt je crois : que sait-on des autres, ceux qui sont inscrits ? Certains ont plusieurs pseudos, ou en changent régulièrement, pour revêtir des personnalités un peu différentes qu'on repère parfois, c'est plutôt rigolo je trouve. D'autres n'ont aucune identification sur leur profil, mais on a l'impression de les connaître un peu, à la longue, par ce qu'ils disent par là. Et c'est ça, plus que leur anonymat, qu'on reproche aux visiteurs, en fait : le sentiment qu'on ne pourra pas les connaître peu à peu, dialoguer avec eux, découvrir leur personnalité, le sentiment qu'ils ne jouent pas le jeu dont la règle implicite est l'échange.

Verra-t-on donc une proposition de loi (encore plus ridicule) qui obligerait tous les gens intervenant sur un site à s'identifier, d'une manière ou d'une autre (en fournissant par exemple un mail où on peut les joindre) ? Elle remporterait manifestement beaucoup de succès. Et la plupart des sites "sociaux" sacrifient déjà à cette obligation, d'ailleurs, la plupart des sites d'information aussi (rare de pouvoir commenter un article sans s'identifier et fournir une adresse mail valide). On peut le comprendre, certes, mais on peut trouver cette habitude regrettable, aussi : moi j'aimais bien, sur les sites de news, commenter dans le feu de l'action un article (ou un commentaire), sans devoir fournir un identifiant qui n'identifie rien. Je trouvais cette liberté enviable, et c'était aussi une manière de dire que ce qu'on souhaitait c'était simplement réagir à l'article, et non pas socialiser : peu importe qui parle, la seule chose qui compte c'est ce qu'il dit. Une ouverture, aussi, une façon d'accepter les gens sans vouloir leur coller une étiquette, de laisser faire ses courses sans exiger la carte Pass.

-Bonjour, vous avez la carte Pass ?
- Non, toujours pas, et je m'en fous.

(regard apitoyé et condescendant)
;-)

30/03/2011

30/03/11 - 20:15

Politique de comptoir

La soirée électorale, sur les chaînes publiques nationales, était affligeante. On a certes commencé par prendre un air inquiet et affligé devant la faible participation, mais que voulez-vous : il faut voir comme on avait présenté cette élection, aussi. "La dernière avant 2012 !" (oui, certes, c'est toujours la dernière avant la prochaine), manière de souligner que ce qui compte vraiment, finalement, c'est la présidentielle, la seule élection qui intéresse les médias. Pas étonnant que les gens préfèrent aller à la pêche !

La soirée électorale en a rajouté une couche : à peine les premiers résultats connus, on interroge François Hollande, qui avait conditionné sa candidature aux primaires à sa réélection comme président du conseil général de Corrèze, non pas sur son action passée ou à venir à son poste départemental, mais sur ses ambitions présidentielles. Brice Teinturier, de l'IPSOS, s'empresse de nous sortir un sondage sur "et si les présidentielles avaient eu lieu aujourd'hui, ça aurait donné quoi ?". Enfin, on donne rapidement le nom des élus connus, puis on s'interroge sur le total national des voix de chaque parti, et on en tire des tas de conclusions, notamment sur la prochaine présidentielle évidemment.

Là, quand même, ça atteint des sommets. D'une part, c'est assez méprisant, je trouve, envers les conseillers généraux : la seule chose qui compte dans cette élection, ce n'est pas qui est élu, mais la somme des voix sur le pays (qui ne représente donc rien, pour une élection locale). Un peu comme si on était tout heureux d'avoir un beau sondage tout frais à exploiter. Belle leçon de démocratie (autant aller à la pêche, effectivement). Et puis d'autre part, avec une participation aussi faible, n'importe quel journaliste un peu rigoureux se garderait bien de faire des projections, sur un scrutin qui n'a rien à voir, en plus.

Et pourtant, donc, on présente ça à peu près partout (même sur GA, qui est pourtant une référence, en matière de politique :p) comme une grande victoire du Front National. Si les 2 malheureux élus FN (sur près de 2000 conseillers élus) constituent une fabuleuse percée, on est impressionné par pas grand chose. Bien sûr, on me dira "oui, mais regarde le total des voix, etc". On pourrait tout aussi bien en conclure que les électeurs FN vont moins à la pêche que les autres, à la rigueur. Le résultat d'une élection ce n'est pas un calcul à la con, ce sont des élus.

L'information, d'une manière générale, est importante quand elle permet d'agir. Quelles actions produit cette "victoire du FN" ? Beaucoup se prennent l'envie de combattre le parti d'extrême droite. Pourquoi pas ? Mais combattre un parti politique, ça veut dire limiter ses succès électoraux. Plusieurs méthodes : interdire le parti, emprisonner ses représentants, intimider les électeurs potentiels, on fait ça très bien dans certains régimes totalitaires. Ou alors, parvenir à convaincre les gens de voter autre chose, évidemment. C'est plus difficile, et je ne suis pas certain que les traiter de connards les y incite beaucoup, ni qu'on y parvienne en disant "je ne comprends pas qu'on puisse voter FN" (bon certes, en faisant ça, surtout par ici, on s'attire éventuellement la sympathie de jolis garçons, on se fait des amis, on s'amuse, et j'en fais parfois autant sans doute mais au moins je ne me prends pas pour un guerrier). Si on veut les convaincre, il fait d'abord les comprendre. C'est moins rigolo, certes !

Je ne suis pas un guerrier, hein,
"Je suis une âme chétive qui soulève un cadavre" ;-)

26/03/2011

26/03/11 - 11:37

De l'amour plein les armoires

Pour prouver au monde entier que je suis plein d'amûûûûûûûr, et GA aussi :



C'est mon côté altruiste, ça, que voulez-vous ! ;-)

21/03/2011

21/03/11 - 15:29

Les divas de GA

Il faut croire que les temps changent. Autrefois, il fallait que j'insiste pour que les gens ne me croient pas trop gentil, je devais revendiquer régulièrement sur GA ma méchanceté pour éviter toute ambiguïté (un peu comme Rogue, sauf que lui était vraiment gentil :p). Et voilà que je me fais blacklister 2 fois en moins d'une semaine, damned, faudra-il bientôt que j'inverse la vapeur pour convaincre que finalement je ne suis pas si méchant ?

Le second blacklisteur, à l'instant, c'est notre photographe à choupinous local, qui apparemment n'a pas aimé que je trouve grimaçant un de "ses modèles" et qui m'accuse d'être négatif et de critiquer tout ce qu'il met - au passage, je ne comprends pas trop ce que ça va changer, puisque la photo en question était postée en commentaire sur un autre blog que le sien, un blacklistage de sa part ne m'empêchera donc pas d'y répondre :p. Il est vrai qu'hier, alors qu'il faisait de la pub pour BMW en listant les cadeaux qu'il avait reçus avec un plaisir manifeste, lors de son invitation par le constructeur, j'avais demandé naïvement si les photographes et les journalistes qu'on invitait à grands coups de cadeaux dont ils sont manifestement friands étaient ensuite plus enclins à vanter les mérites de leur hôte. Il s'est empressé de modifier son article en supprimant toute allusion aux cadeaux reçus et mon commentaire dans la foulée - c'est cohérent, du coup, mais ne répond pas à ma question tellement naïve.

Le premier, c'était il y a quelques jours, de la part d'un homme qui n'est donc pas si câlin et tendre que son pseudo veut le faire croire (tendresse dont je cherche d'ailleurs désespérement la trace dans ses articles). Il faut dire, j'avais été vaguement ironique, en suggérant que juger tout le peuple japonais comme fier et arrogant d'après une ou deux personnes qu'il avait jadis rencontrées, ce n'était pas très cohérent avec la prudence et l'observation qu'il professait. Vlan, la punition ne s'est pas fait attendre, me voilà privé de commentaire sur ses articles. Il me précise, sur le tchat - je me serais bien passé de ses messages, hein - que la seule excuse qu'il me trouve pour être aussi "hargneux", c'est mon accident qui fait que j'en veux désormais à la terre entière. C'est comme ça, les divas : quand vous ironisez un peu à leur égard, c'est la terre entière qui en est insultée, n'est-ce pas.

Je me pose, donc, légitimement, une question préoccupante : est-ce que mon accident m'a rendu hargneux ? Est-ce que j'en veux à la terre entière ?

Sur mon profil, il y a des années, dans la zone "activité", j'avais mis : "Je mords la vie à pleines dents. Et les gens aussi. :o)". Ça date de bien avant l'accident, et ça y est toujours. J'aime beaucoup GA, depuis des années, et pour plusieurs raisons. J'y ai fait de jolies rencontres, avant et après mon accident, certains ici sont devenus de vrais amis - j'ai encore eu l'occasion de l'apprécier ce week-end -, d'autres des correspondants fidèles et estimés. Mon blog m'a permis d'apprendre à écrire, sur moi ou sur ce qui me plaît, apprendre à montrer et à dissimuler, à dire et à cacher. Je crois qu'il m'a apporté beaucoup, lui aussi.

Ce qui a changé, sans doute, depuis cet accident, c'est que je relativise un peu plus les choses, vraisemblablement - et aussi qu'en ce moment j'ai un peu plus le temps de lire le JDI :o). Quand quelqu'un écrit quelque-chose qui me touche, ou que je trouve chouette, je le dis - à titre personnel, et non pas comme un jugement sans appel. Quand d'autres me gonflent un peu, si l'humeur m'en dit, je me gêne sans doute un peu moins qu'avant pour l'écrire, oui, c'est vrai. Ce n'est pas de la hargne, par contre, non : juste la certitude que tout ceci n'est pas si important, que ceux qui ont l'air de se pavaner comme si leur blog était l'aboutissement de toute une vie devraient regarder un peu mieux autour d'eux. Et puis écrire publiquement, c'est aussi apprendre à supporter la critique. Il faut être prétentieux et ne jamais se remettre en cause, pour croire que ceux qui ne sont pas d'accord sont forcément "nunuches" ou "hargneux" (ce sont les qualificatifs qui justifient apparemment les 2 sanctions :o) ).

Tenez, finalement, je leur rends service, et eux ils me blacklistent, les ingrats ! :p

Personnellement, je n'ai jamais supprimé un commentaire de mon blog, ni bloqué personne. Mais sans doute qu'après encore quelques nouveaux accidents, je serai devenu tellement hargneux que je vais blacklister même les gens qui ne m'ont jamais rien dit. J'aurai l'air, par cette punition en un clic, d'exercer un merveilleux pouvoir, je me sentirai enfin puissant, j'aurai l'impression de commander à l'humanité toute entière, quelle jouissance ce sera !

D'ailleurs, demain, je retourne me faire opérer - on m'enlève deux vis, pour ne pas que je perde l'habitude, il était temps, je commençais à être en manque d'opération -, préparez-vous, je vais sans doute revenir plus méchant et vindicatif que jamais ! :o)



Oui, bon, je sais, c'est sans rapport,
mais les "divas", ça me fait tout de suite danser sur ça ! ;-)

10/03/2011

10/03/11 - 19:34

Ego news

Puisque, quand on est une pédette revendiquée, il convient de parler de soi un peu de temps en temps (voire de ne parler que de ça :p), allons-y, satisfaisons donc mon narcissisme communautaire (aussi paradoxale que soit l'expression).

La dernière consultation avec le chirurgien, début février, n'avait pas donné grand chose : un mois après l'opération, il fallait juste s'assurer que la cicatrice était propre et que rien ne s'infectait. Tout semblait à peu près ok, malgré des analyses de sang un peu ambiguës.

Avant-hier, nouvelle consultation, à 2 mois de l'opération. Cette fois, on a fait des radios des 2 jambes. L'enjeu était de voir si la consolidation du tibia gauche commençait à être visible, ce qui est normalement le cas après 2 mois (l'infection microbienne détectée sur l'os au moment de l'opération pouvant contrecarrer un peu la consolidation, le chirurgien était resté prudent sur ses prévisions). Cette fois, les dernières analyses de sang montrent clairement qu'il n'y a aucune infection microbienne.

Résultat : d'après le chirurgien, oui, la consolidation est bien amorcée (moi je ne trouve pas ça flagrant, mais c'est lui le spécialiste :o)). Il m'a donc autorisé à enlever l'attelle de Zimmer qui me maintenait la jambe droite, et le support sur le fauteuil roulant qui la tenait à l'horizontal, c'est du coup beaucoup plus maniable. Et j'ai aussi le droit à un appui partiel à gauche (15/20 kg, disons), et à un "pas simulé" en béquilles : on pose le pied et on fait comme si on marchait, mais sans appuyer vraiment à gauche, juste pour retrouver le geste (et faire circuler le sang, aussi, un peu).
A droite, entre les 2 morceaux de tibia reliés par la tige, tout est ok de face, mais il reste un petit écart de profil, ce qui n'est pas normal (ça fait plus 4 mois que la tige est posée) : ce sont sans doute les vis en bas, dans la cheville, qui en empêchant les 2 parties d'appuyer l'une sur l'autre, retardent la consolidation. Le chirurgien propose de les enlever par une nouvelle opération, et me demande mon avis. Je tique un peu : se retrouver à nouveau à l'hôpital, avec la jambe immobilisée, ça ne m'enthousiasme pas, je demande des détails. Pas d'hospitalisation, on rentre le matin et on ressort l'après-midi, anesthésie locale, juste un pansement et pas d'immobilisation après. Super ! L'hôpital me rappelle dans l'après-midi, ce sera pour le 22 Mars, dans 2 semaines.

Et on convient de se revoir fin Avril pour ce qui sera peut-être une ultime consultation : il pense que ça devrait être suffisamment consolidé pour autoriser un appui total à gauche, on pourra alors tenter de remarcher normalement.

J'avais un peu de mal avec ce chirurgien, au début : il est plutôt jeune (pas plus de 35 ans, je pense), on se dit qu'il doit manquer d'expérience, et on a eu quelques problèmes de communication au début (par exemple, il parlait de moi à la 3ème personne avec les médecins et les infirmiers, devant mon lit d'hôpital, je ne m'étais pas gêné pour lui rappeler ma présence). Une docteur m'a expliqué ensuite qu'il ne me faisait vraisemblablement pas tellement confiance, au début, notamment parce que j'avais eu aussi un traumatisme crânien. Mais à force d'insistance, on a fini par parvenir à dialoguer vraiment. Lors de ma dernière opération, il était venu me voir quelques heures après mon réveil, puis le lendemain matin, et encore l'après-midi quand j'avais été transféré rapidement dans le service d'orthopédie septique suite à la découverte d'un staphylocoque sur l'os. Il avait pris le temps de m'expliquer les choses, de me rassurer aussi (en prenant beaucoup de précautions et sans promettre n'importe quoi, ce qui m'allait bien). Désormais, dès qu'il me voit dans le couloir, quand je viens en consultation, il vient me serrer la main "bonjour monsieur Magic, on se voit tout à l'heure ?", et en consultation on discute désormais sans barrières, c'est appréciable.

Plutôt de bonnes nouvelles, donc, auxquelles j'ai encore un peu de mal à croire : c'est difficile de penser que d'ici 2 mois, je pourrai normalement remarcher correctement (même avec encore des béquilles). Mais se tenir debout sur mes 2 jambes, même sans appuyer complètement à gauche, c'est déjà un vrai petit bonheur ! :-)

Comme je ne suis pas très pudique, et que "l'important c'est ce qu'on est à l'intérieur", je joins des photos de mes os : à gauche, avant et juste après la dernière opération (je n'ai pas scanné les dernières), et à droite, la tige de face.

La jambe gauche : avant l'opération... et après
la jambe droite "enclouée"


J'ai de belles jambes, n'est-ce pas ? :o)

09/03/2011

09/03/11 - 09:36

Comparaison d'actualité

Il y a quelques jours, j'ai reçu un mail de mes collègues tunisiens : ils organisaient une collecte pour récolter de la nourriture, des médicaments et des couverture à destination des réfugiés qui ont traversé la frontière pour fuir la Libye (collecte redistribuée par le Croissant Rouge).


Aujourd'hui, en lisant les news, je trouve les propos de Chantal Brunel, ancienne porte-parole de l'UMP et députée, qui a déclaré : "Il faut rassurer les Français sur toutes les migrations de populations qui viendraient de la Méditerranée. Après tout remettons-les dans les bateaux!".

Certes, dans un cas il s'agit de collègues qui ne font pas trop de politique, dans l'autre une femme qui ne fait sans doute que ça. Mais quand même...

Pas certain que les propos de la dame rassurent tout le monde... :-/

03/03/2011

03/03/11 - 10:12

(question)

Il me semblait avoir vu sur le JDI, hier, un article intitulé "Gaga...lliano", dont j'ai oublié l'auteur, avec une image surtitrée "prêt à déporter", qu'on a pu trouver dérangeant, certes, mais qui m'avait fait sourire (un sourire est je pense assez innocent pour qu'on s'abstienne de le condamner en commentaire ;-) ).

Il me semble aussi que l'article a disparu. A-t-il été retiré par son auteur ? A-t-il été supprimé par un administrateur rapide ?

C'était ma petite question du matin...

 

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