J'écoute : Archive, Rameau, Monteverdi Je lis : Dostoïevski, c'est long et épais, mais c'est trop génial. Je joue : de la zique. P'tain, c'est beau, Bach. Je mange : de la soupe ! Je bois : de l'eau, beaucoup d'eau. (mis à jour lundi 26 février 2007 à 21:05)
Il y a des jours où, soudain, on est contre tout. Ne supportant plus l'ordre, pris d'une joyeuse frénésie, on voudrait tout détruire, et c'est pourtant avec mépris qu'on accueille le chaos qui s'installe - le chaos n'existe pas, il disparaît dès qu'on l'observe, car nommer c'est déjà ranger. On a envie de taguer les affiches du Buffet pas commode, de brûler celles de Sarko. On crie "Dieu est mort !", et on fustige l'athéisme. On voudrait crucifier les riches, et noyer les pauvres (parce que c'est moins cher, tout est symbole).
On a honte de sa révolte stupide, puis on en est fier, et on a honte d'en être fier. Alors dans cet abîme où l'âme, délicieusement, s'enfonce, on disparaît.
Le long du canal St Martin, deux garçons marchent côte à côte. Balancement de bras qui se frôlent, et puis les mains se touchent, s'étreignent enfin.
Et entre ces doigts mêlés surgit soudain l'inextinguible éclat d'un monde qui sourit.
11/03/07 - 21:28
Merci pour ce joli post!
foehn